Nicolas Baldo, l’aventure humaine comme moteur

Publié le 02/06/2019 - Pros

En 2019, Nicolas Baldo effectuera sa 11ème saison au sein du peloton professionnel. Parmi les coureurs les plus expérimentés de l’équipe, Nicolas possède un solide palmarès avec 6 victoires UCI, et près de 50 top 10. Il est souvent présenté pour sa particularité d’être à la fois chef d’entreprise, ingénieur agronome et coureur cycliste professionnel à l’expérience internationale riche. S’il a annoncé que 2019 serait sa dernière saison, Nicolas Baldo n’en demeure pas moins motivé par le challenge sportif de chaque épreuve, et le plaisir de travailler en groupe. Petit entretien ⮧

Du Judo au VTT, puis à la Route

Mon premier sport a été le Judo que j’ai pratiqué dès le plus jeune âge jusqu’à obtenir la 1ère Dan. Vers 14- 15 ans, mon père, qui était passionné d’enduro, nous a acheté des vtt pour rouler ensemble et faire une activité complémentaire au judo. C’est Michel Artaud, le comptable de l’entreprise [familiale] qui nous a motivés à nous tourner vers la route et me faire prendre une licence au club de Cournon d’Auvergne où il était encadrant des équipes jeunes. J’ai rapidement aimé la pratique. Et ceci, combiné à un accident à l’épaule au judo, a fait que je me suis orienté exclusivement vers le cyclisme sur route. Après une mise entre parenthèses pendant les classes prépa et une partie de l’école d’ingénieur, j’ai fait deux bonnes années en DN amateur d’abord au Cheylard, puis à Super Sport 35, qui m’ont permis de tenter en 2009 l’expérience en équipe Continentale au Team Differdange (Luxembourg). J’ai par la suite couru pour les équipes Atlas-BMC (Suisse), Vorarlberg (Autriche) et Roth-Skoda (Suisse) avant de revenir en France en 2017 et signer à HP BTP-Auber93 où je m’épanouis depuis deux saisons.

Une riche expérience

Pour synthétiser en trois termes : diversité, enrichissement, aventures humaines.

J’ai eu la chance de connaitre des structures familiales, au sens propre du terme, où les dirigeants avec les modestes moyens dont ils disposaient se mettaient en quatre pour nous assurer un bon cadre de travail, et des équipes plus consistantes dans lesquelles côtoyer un staff et des coureurs expérimentés s’est avéré très formateur.

Mais au-delà de ça je retiens surtout un enrichissement personnel sur le plan humain avec des groupes d’horizons variés aux perceptions et aux approches diverses et une ouverture sur le cyclisme mondial.


📸 Thomas Maheux

Son état d’esprit au départ d’une course

Définitivement, en fonction des forces en présence des spécificités de l’épreuve et de nos compétences, le jeu des stratégies à mettre en place pour obtenir le meilleur résultat pour le coureur et collectif. Car notre sport reste avant tout un exercice individuel qui se pratique en équipe.

Le groupe et le calendrier 2019

Le groupe a peu changé, il est très soudé et homogène, ce qui fait à n’en pas douter notre force. A coup sûr il s’est étoffé avec le recrutement de Tony qui va nous apporter ses qualités de puncheur et son expérience du haut niveau et l’arrivée de Morné qui donne un vent de jeunesse et de fraîcheur, sans oublier son incroyable potentiel qui ne demande qu’à être exploité. Le calendrier demeure très sensiblement comparable aux années précédentes. Il est relativement bien équilibré entre courses par étapes et classiques, et chacun peut trouver des courses pour s’exprimer en fonction de ses aptitudes. Comme par le passé, les épreuves de Coupe de France resteront notre fil conducteur de la saison. En tout cas, il est bien maîtrisé par le staff qui dispose d’un réel niveau d’expertise à ce sujet, dans la gestion des hommes et l’approche des épreuves.

Ce qui le fait vibrer

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Sérieusement, j’ai toujours l’esprit de compétition et c’est le challenge sportif et la volonté de donner le meilleur de soi qui me fait avancer.

La course qui le fait rêver

Ce sera peut-être le regret dans ma carrière : ne pas avoir eu la chance de courir un Giro. Le cyclisme italien a pour moi une saveur particulière. J’ai toujours aimé courir là-bas. C’est aussi là que j’ai eu ma première victoire (Devant Peter Sagan, excusez du peu !). La dimension exceptionnelle du Giro, par ses parcours hors-normes, ses renversements de situation et la manière de courir qui semble moins verrouillée que sur le Tour, en font une course haletante que j’adore suivre.

Un coureur fétiche ?

Pour le sportif et l’homme je dirai Miguel Indurain.

Un rituel avant course ?

Même si je fais entièrement confiance à nos mécanos, je contrôle toujours mon serrage de roues… le fruit d’une mauvaise expérience par le passé…

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